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POURQUOI SYMBIOTIQUE ?

L’Alimentation Symbiotique vise à prendre en compte le fait que nous, « humains », sommes des chimères à 90% bactériennes !

Cela peut paraitre choquant et heurter nos égos, nous qui, comme disent nos cousins québecquois « avons tendance à nous prendre pour nos photos ». Alors de quoi s’agit-il ?

Tout d’abord, nous hébergeons dans nos intestins quelques 100 000 milliards de bactéries, soit dix fois plus que de nos « propres » cellules, les cellules somatiques, issues de la fusion de l’ovule et du spermatozoïde parental. Elles sont « nous » autant que nous sommes « elles » et nous sommes autant responsables de leur bien-être qu’elles du notre ! Il s’agit là d’une véritable symbiose, « une association physique durable entre deux organismes qui en tire un bénéfice réciproque ». L’ensemble des bactéries intestinale, constituant le microbiote est un organisme qui, du fait de la symbiose qu’il établit avec notre organisme, devient un organe à part entière.

A cette vision microbiotique, s’ajoute un autre niveau symbiotique, celui que nous avons développé avec nos mitochondries, véritables centrales énergétiques, siège de la respiration cellulaire. Selon la théorie endosymbiotique développée par Lynn Margulis dès 1966 et argumentée dans son ouvrage « Symbiosis in cell evolution« , ces organites témoignent d’une endocytobiose précoce d’un ancêtre commun aux archébactéries et aux eubactéries, survenue il y a environ 2 milliards d’années. De fait, les mitochondries de nos cellules gardent beaucoup de points communs avec les bactéries actuelles, notamment dans leurs sensibilités et leurs réponses à différents agents stressants physiques ou chimiques: rayonnement ionisants, uv et xénobiotiques (antibiotiques, médicaments, pesticides, polluants). La médecine moderne mesure chaque jour davantage l’implication des mitochondries dans les phénomènes biologiques tels que le vieillissement, les maladies neurodégénératives ou encore le contrôle de la mort cellulaire par nécrose ou apoptose.

Prolongement de ce que les anglo-saxons appelle la « Raw-Food », traduit par « Alimentation Vivante », l’Alimentation Symbiotique est une alimentation originelle, simple et naturelle, végétale qui vise à régénérer le microbiote et son microbiome en transformant le moins possible les végétaux, lesquels sont consommés crus ou fermentés ou déshydratés jusqu’à 42°C.

L’alimentation Symbiotique prend en compte les particularités et besoins des bactéries et des mitochondries qui nous constituent. En premier lieu, elle évite de leur nuire, stimule leur développement et leur diversité.

VISIOCONFERENCE ``L'ALIMENTATION SYMBIOTIQUE``

Une web conférence qui présente ma vision symbiotique de l’alimentation.

L'ALIMENTATION SYMBIOTIQUE : VIVANTE, VEGETALE & CRUE

LE CHOIX DU CRU

A partir de 42°C, la majorité des bactéries est détruite. C’est d’ailleurs ainsi que notre organisme se débarrasse des intrus pathogènes lorsque nous avons de la fièvre. Cependant, contrairement à nos croyances, la plupart des bactéries sont commensales, c’est-à-dire qu’elles vivent en symbiose dans notre intestin et leur présence est garante de notre immunité. Il est donc primordial de prendre conscience que la cuisson des aliments réduit considérablement les apports bactériens exogènes, essentiels au maintien de la biodiversité du microbiote. Il en est de même avec les produits « alimentaires » issus de la filière agro-chimique : conservateurs, acidifiants, stérilisation, pasteurisation, irradiations, se rajoutent aux traitements des cultures, visant  à détruire les bactéries et les champignons et nous privent de ce fait d’une manne cruciale pour notre santé.

S’il est bien connu que la chaleur détruit une partie de vitamines nécessaires au bon fonctionnement de notre métabolisme (principalement la vitamine C et dans une moindre mesure, les vitamines du groupe B, ainsi que la vitamine A), on parle rarement de ses conséquences sur l’ensemble des constituants cellulaires. Au delà de 42°C, la majorité des protéines enzymatiques (enzymes) perdent leur activité, c’est-à-dire deviennent incapables de catalyser les transformations pour lesquelles elles sont spécifiques. Les acides nucléiques (ADN, ARN) sont dénaturés et les précieux acides gras insaturés cis (oméga 3, 6, 9) adoptent une conformation trans qui diminue la souplesse des membranes et perturbent les échanges cellulaires. La cuisson détruit également les anti-oxydants qui nous permettent de lutter contre l’oxydation générée par le métabolisme, responsable du vieillissement cellulaire et des maladies qui en découlent. La majorité des anti-oxydants naturels sont des pigments qui donnent leurs couleurs aux fruits, fleurs et légumes. Chacun a pu observer que les végétaux perdent leurs belles couleurs lors du chauffage. De plus,  la cuisson détruit les parois et les membranes cellulaires, entrainant la perte d’une partie de l’eau végétale et la fuite de minéraux, vitamines et fibres hydrosolubles. Ces dernières contribuent notamment à réduire le taux de cholestérol et la glycémie. Elles sont un substrat pour les bactéries coliques qui synthétisent des acides gras à chaîne courtes (AGCC), tel que l’acide butyrique, lequel nourrit les colonocytes, stimule les défenses de la muqueuse intestinal, régule le transit et réduit les risques de cancer du côlon. Pour aller plus loin : Acides gras à chaîne courte : effets sur le fonctionnement gastro-intestinal et potentiel thérapeutique en Gastroentérologie.

La cuisson des aliments génère également des molécules toxiques, cancérogènes, telles que la nitrosamine et les molécules de Maillard, la plus étudiée étant l’acrylamide. Les molécules de Maillard se forment lors du chauffage de protéines avec des glucides. Elles se traduisent par le brunissement de l’aliment concerné et un fumet caractéristique. On les observe principalement dans les grillades et fritures, surtout des viandes et poissons, dans les gratins, pâtisseries, viennoiseries et biscuits. En 2003, 24 laboratoires implantés dans 14 pays de l’Union Européenne, ont étudiés, pendant 3 ans, les effets de la dégradation des aliments par la chaleur. Le projet « HEATOX » (voir Projet HEATOX rapport final) a mis en évidence, sans équivoque, l’effet cancérigène de l’acrylamide produite lors de la cuisson. Plus de 800 composés secondaires sont induits par la chaleur, dont 50 sont génotoxiques, considérés potentiellement cancérigènes sur la base de leur structure chimique. De nouvelles  recherches permettront d’analyser leurs toxicités.

Lorsque nous ingérons des aliments cuits, notre système immunitaire détecte les molécules secondaires (molécules de Maillard, radicaux libres, acides gras trans, …) et cherche à les éliminer en augmentant le nombre de globules blancs (leucocytes), comme s’il était confronté à une infection. Ce phénomène fut mis en évidence au début du 20ème siècle par le Dr Virchow, qui lui donna le nom de leucocytose digestive. Cette réaction, qui ne s’observe pas lorsque les aliments consommés sont majoritairement crus, monopolise inutilement notre système immunitaire et entraine une inflammation chronique. Cela se traduit par une fatigue, une baisse d’énergie après le repas cuit. Ainsi surchargé, le système immunitaire est moins efficace pour lutter contre de réels envahisseurs, bactéries pathogènes, virus ou cellules cancéreuses et nous « tombons » malades.

LA NUTRITION SYMBIOTIQUE : APPROCHE SCIENTIFIQUE & CREATIVE

Avec l’alimentation symbiotique végétale, nous prenons soin de notre microbiotede deux manière. D’une part, en le nourrissant avec des aliments prébiotiques (riches en fibres) et d’autre part en favorisant sa diversité grâce à la consommation régulièrement d’aliments probiotiques fermentés  variés : fromages et yaourts végétaux, légumes lacto-fermentés, boissons fermentées : kéfir, Réjuvelac, kombucha…

Avertis des besoins cellulaires spécifiques, nous y répondons avec les apports essentiels des graines germées, algues, fruits et légumes frais et naturels. Ainsi, nous créons des combinaisons synergiques, véritables concentrées de nutriments, parfaitement adaptés au métabolisme cellulaire optimal. En évitant de surcharger notre organisme en aliments acidifiants, en molécules non assimilables ou toxiques, nous préservons nos organes émonctoires (foie, reins et peau) et notre système immunitaire.

Ce mode de nutrition originel, restaure et sauvegarde l’intégrité de la paroi de l’intestin grêle (bordure en brosse) en éliminant les aliments responsables de la porosité intestinale et du passage de nutriments incomplètement digérés, de bactéries et de levures dans le sang (Leaky gut syndrome) et de l’inflammation qui lui est associée.

Les principaux aliments responsables sont :

• les céréales à gluten, acidifiantes, riches en gliadine (blé, épeautre, kamut, seigle, orge, que nous qualifions de « céréales killers »),

• les produits animaux, acidifiants, riches en acides gras saturés qui rigidifient les membranes, sont longs à digérer et favorisent une flore de putréfaction inflammatoire au détriment de la flore de fermentation (dysbiose intestinale),

• les produits laitiers, acidifiants, riches en caséine

• le sucre et l’alcool en partie responsables de l’acidification, de l’inflammation de la muqueuse et de la dysbiose intestinale.

L’acidification du milieu interne ou toxémie acide est à l’origine de nombreuses maladies. Ses causes sont diverses : stress, pollution, sédentarité, alcool, alimentation cuite et acidifiante, médicaments, contraception, stupéfiants… En privilégiant la consommation d’aliments alcalins tels que la spiruline et les légumes verts nous rétablissons l’équilibre acido-basique essentiel à notre santé.

Cette nutrition hautement assimilable offre un bilan énergétique nettement positif, c’est-à-dire que la digestion produit davantage d’énergie qu’elle n’en consomme. Cela s’observe très simplement par un regain de vitalité ressenti juste après un repas cru. Fini la sensation de fatigue qui vous obligeait à vous allonger après les repas « classiques ». Fini aussi, les difficultés de concentration et la baisse d’énergie au travail. Sur le long terme, la fatigue disparait, le poids se régule, la santé et le moral s’améliorent durablement.

La pyramide de la raw food